Annonce d’un dialogue inclusif en RDC : des voix divergent dans l’opinion sociale

Des voix continuent à se lever dans les camps des organisations de la société de la province du Sud-Kivu après l’annonce par le président de la République Démocratique du Congo,de la tenue d’un dialogue inclusif national.
Plusieurs mettent en garde contre toute démarche qui pourrait sacrifier les exigences de la justice.
Parmi ces structures citoyennes, figurent le parlement citoyen pour la bonne gouvernance et la démocratie Baraza la Raiya et le mouvement des sociétés civiles du Congo (MSCO).
Dans leur déclaration,elles estiment que la recherche de la paix ne doit pas effacer les responsabilités liées aux crimes commis durant les conflits armés et tracent les lignes rouges avant l’ouverture d’un dialogue national annoncé en République démocratique du Congo.
Pour elles,aucun processus politique ne peut se construire au détriment de la justice due aux victimes des conflits.
Le PCDBG-BR et le MSCO affirment avoir pris acte de la volonté exprimée par le président Félix Tshisekedi de convoquer un dialogue national destiné à renforcer la cohésion nationale face à la crise sécuritaire.
Cependant,ces organisations soulignent le fait que la stabilité recherchée ne pourra être durable qu’en s’appuyant sur les principes de la justice transitionnelle.
Il vous souviendra que le Président de la République a annoncé la tenue d’un dialogue national inclusif, apaisé et résolument républicain, destiné à consolider la cohésion nationale dans le respect des institutions et de la Constitution.
L’annonce a été faite en début du weekend dernier par le Cardinal Fridolin Ambongo, à l’issue d’une audience que Félix-Antoine Tshisekedi a accordée aux représentants de principales confessions religieuses .
Les observateurs appellent par ailleurs tous les Congolais à s’inscrire dans cette dynamique pour que le peuple congolais puisse vivre en paix.
PASCAL BOJI


