Dans le territoire de Walungu, plus de 8 000 enfants issus de familles déplacées ou récemment retournées vivent dans des conditions précaires dans le centre de Munya, à Nyangezi, ainsi que dans plusieurs villages environnants du groupement de Karhongo.
Ces familles ont fui les affrontements entre les forces armées de la République démocratique du Congo et leurs alliés contre les éléments de l’AFC M23 depuis mars 2025.
Parmi ces enfants en âge scolaire, certains souffrent de malnutrition et d’autres sont exposés à de graves risques pour leur santé en raison du manque de soins appropriés dans la zone.
Privées de ressources essentielles, ces familles se retrouvent dispersées entre le centre de Munya, les camps-poste, Cibimbi, Nyamurhambye, Cinjingiri et Lukananda.
La situation est particulièrement critique pour les filles, qui doivent partager le même espace que les garçons la nuit, sans séparations adéquates, ce qui accroît le risque de violences sexuelles.
Guillaume Akonkwa appelle à une intervention urgente des organisations humanitaires afin de mettre en place des mécanismes de protection et d’assistance pour ces enfants et leurs familles.
« Plus de 8 000 enfants déplacés vivent aujourd’hui dans des conditions extrêmement précaires à Walungu. Exposés à la malnutrition, au manque de soins et à des risques accrus de violences, notamment les filles, ils ont urgemment besoin de protection et d’une assistance humanitaire adaptée. », déclare Guillaume Akonkwa défenseur des droits humains dans la région
Pascal Boji

