Depuis plusieurs semaines, la ville d’Uvira traverse une période particulièrement difficile marquée par une forte dégradation des conditions de vie de la population.
La situation sécuritaire et la perturbation des activités économiques ont entraîné une hausse inquiétante des prix des produits de première nécessité, rendant le panier ménager de plus en plus inaccessible pour de nombreux ménages.
La fermeture ou la restriction de certains axes d’approvisionnement, notamment vers le Burundi, la Tanzanie, la Zambie et Kalemie, ainsi que la désorganisation des circuits commerciaux habituels, ont fortement impacté le marché local.
Actuellement, l’approvisionnement de la ville dépend en grande partie de quelques centres commerciaux régionaux, ce qui contribue à l’augmentation des coûts de transport et, par conséquent, des prix à la consommation.
Sur les marchés, le sac de riz est passé de 18 dollars américains à près de 38 voire 40 dollars. Le sac de farine Mbalé est passé de 12 à 22 dollars, tandis que la farine de maïs ordinaire est passée de 25 000 francs congolais à environ 40 000 francs.
Le bidon de cinq litres d’huile de palme coûte désormais jusqu’à 21 000 francs contre 12 000 auparavant. Le haricot, communément appelé « Kigozi », se vend aujourd’hui entre 2 500 et 3 000 francs congolais, contre 1 500 francs auparavant.
La braise devient également rare et très coûteuse. Le sac de charbon, qui se vendait entre 30 000 et 35 000 francs congolais, atteint désormais 80 000 francs, voire plus dans certains quartiers.
Face à cette situation, certains ménages se tournent vers des alternatives comme les réchauds électriques, là où l’électricité est disponible. D’autres produits essentiels tels que les pommes de terre, l’oignon, les poivrons et le savon ont vu leurs prix presque doubler.
Cette conjoncture affecte durement les familles, déjà fragilisées par la réduction des activités économiques, la perte de revenus et les difficultés d’accès aux services financiers. Beaucoup de ménages peinent à subvenir à leurs besoins quotidiens et vivent dans une précarité accrue.
Le mouvement citoyen MACHOZI YA RAÏYA appelle à des efforts concertés pour stabiliser les voies d’approvisionnement, encourager des mécanismes de régulation des prix et renforcer l’assistance aux ménages les plus vulnérables.
La structure invite également la population à la solidarité et à la prudence, tout en appelant les acteurs humanitaires à renforcer leur présence et leur soutien auprès des communautés affectées.
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