Plus de 5 300 familles vivent dans des conditions extrêmement précaires à Lutunkulu, dans le territoire de Mwenga. Ces populations ont été contraintes de fuir les affrontements entre les forces armées de la RDC (FARDC) et les groupes armés Wazalendo, et sont coincées depuis le 3 janvier 2026 à la limite entre Lutunkulu et Lwindi
Initialement hébergés dans des écoles et des églises, les déplacés ont dû quitter ces lieux pour permettre la reprise des activités scolaires et religieuses.
Privés d’abris adaptés, ces habitants survivent désormais dans des conditions très difficiles, exposés aux intempéries et aux risques sanitaires.
La situation humanitaire est particulièrement préoccupante pour les femmes et les enfants, qui représentent la majorité de ces déplacés. La malnutrition, le manque d’eau potable, l’absence de soins médicaux et le risque d’épidémies comme le paludisme et les infections respiratoires constituent une menace constante pour ces familles.
La société civile locale tire la sonnette d’alarme et appelle les autorités nationales et les organisations humanitaires à intervenir rapidement pour fournir assistance alimentaire, abris, couvertures et soins de santé.
Elle insiste également sur la nécessité de sécuriser la région pour permettre un retour progressif et sûr des populations dans leurs villages d’origine.
Ainsi, la persistance de l’insécurité dans le territoire de Mwenga continue de provoquer des déplacements massifs, aggravant la crise humanitaire.
Sans intervention urgente, le risque d’une catastrophe sociale et sanitaire dans la région reste très élevé.
Lydie Shobole

