Les professionnels des médias exerçant à Bukavu ont réaffirmé leur volonté de renforcer le respect des principes d’éthique et de déontologie journalistique, notamment en matière d’exactitude des faits, d’objectivité, d’honnêteté et de droit de réponse.
Cet engagement a été exprimé le mercredi 28 janvier 2026, à l’occasion d’une séance de restitution des résultats du monitoring des médias réalisée au Sud-Kivu pour le mois de janvier 2026. L’activité était axée sur l’analyse des délits de presse et leurs conséquences juridiques sur la liberté d’expression ainsi que sur la responsabilité des journalistes.
À cette occasion, la Centrale de Monitoring des Médias au Sud-Kivu a révélé l’existence de 29 cas de manquements professionnels, impliquant à la fois des journalistes et des individus s’étant fait passer pour des professionnels des médias.
Selon ces données, la ville de Bukavu concentre à elle seule 13 cas, tandis que 16 autres ont été recensés dans différents territoires de la province.
Plusieurs de ces dérapages seraient liés à la couverture médiatique de sujets sensibles sans recoupement des sources ou sans donner la parole à toutes les parties concernées.
D’autres cas concernent la diffusion d’informations non vérifiées, l’usurpation du statut de journaliste, l’absence du principe du contradictoire et la reprise de contenus provenant d’autres médias sans citation des sources.
La déclaration finale de cet engagement a été lue par Santa Safari Ntanama, vice-président de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) :
« Les résultats de ce monitoring nous interpellent tous. Le respect de l’éthique et de la déontologie n’est pas une option, c’est une obligation professionnelle. Nous devons impérativement vérifier les faits, recouper les sources, respecter le droit de réponse et protéger la crédibilité de notre métier », a déclaré Santa Safari Ntanama, vice-président de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC)
Diane Lwende

