Il s’observe une spéculation du prix des carburants dans la ville de Bukavu depuis le weekend dernier autant dans les différentes stations services qu’auprès de revendeurs communément appelés « Kadafi« .
Après une ronde effectuée par un reporter de Bukavu FM ce mardi 7 Avril, il s’est révélé que les stations services encore opérationnelles fixent actuellement le prix d’un litre entre 4 mille et 5 mille FC, voire plus.
Sur les marchés parallèles, les revendeurs communément appelés (Kadafi) quant à eux,proposent le prix du litre à 5500fc, selon le point d’approvisionnement de chacun.
Par ailleurs, d’autres stations ont quasiment fermé les portes, pourtant selon les informations fiables, elles disposent toujours des stocks des carburants, une attitude qui s’apparente à la spéculation sur les produits.
Cette situation provoque des chocs avec des conséquences sur le transport en commun sur différents trajets.
De la place de l’indépendance camp TV par exemple, la course est passée de 1000 à 1500 FC dans un bus ou presque doublé à moto.
Sur l’axe Bukavu- Kavumu, les transporteurs ont rajouté 1000FC sur le prix habituel.
En taxi bus, il faut désormais 4000 FC au lieu de 3000 et 2500 FC. En taxi voiture, chaque passager doit débourser 5000 FC ou plus, chaque chauffeur se référant au prix à la pompe.
Cette flambée intervient dans un contexte de la perturbation de l’approvisionnement en carburant, lié notamment à la guerre au moyen Orient, surtout avec la fermeture du détroit dormuz.
Des usagers déplorent cette situation qui arrive brusquement, surtout que la population subit encore les effets de la guerre.
La hausse généralisée du prix de transport affecte le pouvoir d’achat des ménages, alerte l’un de motocycliste rencontré à Bukavu la matinée de mardi, qui appelle les dirigeants à agir pour soulager la souffrance de la population.
« Cette hausse brutale du prix du carburant risque de bloquer le transport en commun et de fragiliser l’économie locale. Si les autorités n’agissent pas rapidement, toute la population de Bukavu pourrait en subir les conséquences »
Celui-ci invite par ailleurs les autorités et les opérateurs économiques à prendre des mesures efficaces, car si rien n’est fait dans l’urgence,la crise du carburant risque de perturber durablement la vie Socio-économique dans la ville de Bukavu et ses environs, jusqu’à affecter d’autres secteurs en plus du transport en commun.
Pascal Boji

