La situation sécuritaire et sociale demeure préoccupante dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu
La Société Civile, coordination territoriale de Fizi, a exprimé son inquiétude face à la recrudescence des violences armées enregistrées depuis la fin de l’année 2025.
Dans une note d’alerte rendue publique le mercredi 07 janvier 2026 et adressée aux autorités territoriales ainsi qu’aux acteurs nationaux et internationaux, cette organisation citoyenne fait état de plusieurs incidents sécuritaires majeurs, notamment des attaques visant des structures sanitaires.
Selon la Société civile, des violations ont été signalées dans les centres de santé de Nundu et de Fizi, ainsi qu’à l’hôpital ABEKA, situé dans le groupement de Babungwe Nord, secteur de Tanganyika.
Dans la nuit du 3 au 4 janvier 2026, cet établissement hospitalier aurait été la cible d’hommes armés non identifiés. Ces derniers auraient procédé à des fouilles dans différents services et emporté des biens appartenant aux malades, situation qui a provoqué la panique parmi les patients et le personnel médical.
La coordination territoriale de la Société civile condamne ces actes, qu’elle considère comme une atteinte grave au fonctionnement des services de santé et au droit des populations civiles à l’assistance médicale, dans un contexte de conflit armé.
Par ailleurs, la même source signale une détérioration de la situation sécuritaire dans les villages de Namisha et Bonenge, dans le groupement des Bashi Alangwa, secteur de Nganja. Des affrontements survenus entre le 3 et le 4 janvier 2026 auraient causé la mort de trois personnes, dont un civil, et entraîné le déplacement de plusieurs familles.
Des habitations, boutiques et magasins auraient également été vandalisés,ce qui a perturbé les activités socio-économiques locales.
La Société civile de Fizi met en garde contre les risques de fracture sociale et appelle les communautés locales à préserver la cohésion et le vivre-ensemble, malgré les tensions actuelles.
Elle exhorte aussi les autorités compétentes à renforcer la protection des civils et des infrastructures sanitaires, et à faire respecter les principes du Droit international humanitaire, notamment ceux relatifs à la protection des malades et du personnel soignant.
Enfin, la structure citoyenne plaide pour l’organisation d’un cadre de dialogue intercommunautaire, sous la conduite de l’administrateur du territoire et avec l’appui des partenaires, afin de consolider la confiance entre les communautés et promouvoir une paix durable.
Elle appelle également les partenaires humanitaires, en particulier le CICR, à intensifier les actions de sensibilisation sur le Droit international humanitaire auprès des acteurs impliqués dans le conflit.
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