Le Forum des jeunes nationalistes dénonce la recrudescence du refus des billets de francs congolais en mauvais état dans la ville de Bukavu, un phénomène observé de nouveau depuis quelques jours
Dans une correspondance rendue publique vendredi 27 février, dont une copie est parvenue à la rédaction centrale de Bukavu FM, cette structure citoyenne déplore que plusieurs opérateurs économiques continuent de rejeter les billets déchirés, collés ou détériorés.
Selon le mouvement, cette pratique s’observe dans les marchés, les transports en commun ainsi que dans d’autres secteurs d’activités.
Les billets jugés en mauvais état sont systématiquement retournés aux usagers, une situation qui perturbe la circulation monétaire dans la ville.
Le Forum des jeunes nationalistes rappelle que ce problème intervient dans un contexte marqué par la non-opérationnalité, depuis près d’une année, de plusieurs banques et institutions de microfinance à Bukavu.
Cette réalité complique davantage les échanges commerciaux et fragilise les activités économiques locales.
Cette structure estime que le refus des billets en circulation pourrait favoriser la prolifération de faux billets et encourager la contrefaçon, en raison de la rareté des liquidités acceptées sur le marché.
Son coordonnateur, Jules Magene, appelle les autorités compétentes à faire appliquer strictement la décision récemment prise exigeant l’acceptation de tous les billets de banque en circulation, sans exception, afin de garantir la fluidité des transactions et de préserver la stabilité économique locale.
« Le refus des billets abîmés perturbe la circulation monétaire à Bukavu, complique les échanges commerciaux et risque de favoriser la contrefaçon en raison de la rareté des liquidités. Les autorités doivent faire appliquer la décision obligeant l’acceptation de tous les billets en circulation pour préserver la fluidité des transactions et la stabilité économique locale.»
Il convient de rappeler que plusieurs décisions avaient déjà été prises ces derniers mois par les autorités pour mettre fin à cette problématique.
Toutefois, la situation demeure préoccupante et continue d’impacter négativement le pouvoir d’achat des ménages.
Lydie Shobole

