Face à la persistance de la crise sécuritaire au Sud-Kivu, douze mouvements citoyens de la province interpellent les députés nationaux élus de Bukavu et des autres territoires du Sud-Kivu.
Dans un communiqué publié le 26 mai 2026, ces structures citoyennes dénoncent le silence et l’inaction des élus face aux souffrances de la population liée à la crise qui traverse l’est du pays.
Les mouvements citoyens estiment que les députés nationaux ont abandonné leur mission de contrôle parlementaire au profit des intérêts politiques du pouvoir central.
Ils reprochent notamment aux élus de ne pas exiger des réponses concrètes du gouvernement sur la situation sécuritaire, humanitaire et économique que traverse la province.
Le communiqué critique également le projet de révision ou de changement de la Constitution attribué au président Félix Tshisekedi.
Les signataires considèrent qu’il serait inopportun de modifier la loi fondamentale alors que l’Est du pays fait face à la guerre, aux déplacements massifs des populations et à une crise économique persistante.
Par ailleurs, les mouvements citoyens appellent les députés à retrouver la noblesse de leur mandat en redevenant des porte-voix de la population et en renforçant le contrôle parlementaire sur la gestion des fonds destinés au Sud-Kivu depuis le début de la crise.
Les organisations signataires concluent en affirmant que le peuple du Sud-Kivu reste vigilant face à la gestion de la crise et aux décisions politiques prises au niveau national.
Bonheur Safari

