Environ 5 600 personnes du village de Buhozi, dans le groupement de Mudusa, territoire de Kabare, vivent dans des conditions précaires après la destruction de leurs habitations, emportées par des glissements de terrain survenus depuis 2024.
Ces sinistrés sont répartis en 587 ménages. On compte parmi eux 589 adultes et 2 629 enfants, dont plusieurs âgés de moins de cinq ans.
À cela s’ajoutent des centaines d’enfants en âge scolaire.
Ces chiffres sont contenus dans un rapport du comité des victimes, consulté par Bukavu FM.
Selon ce document, ces catastrophes ont causé d’importants dégâts matériels dont la destruction de deux écoles, ainsi que des installations d’une coopérative d’épargne et de crédit de la place.
À ce jour, plusieurs familles sont dispersées dans différentes entités, sans abri stable. Certaines s’étaient réfugiées dans une église locale, mais celle-ci a été détruite par un incendie le mois dernier, explique Héritier Mongane, porte-parole des sinistrés.
Selon lui, ces familles vivent dans une grande précarité, sans accès suffisant à la terre cultivable, aux soins de santé ni à une alimentation adéquate, ce qui accentue leur vulnérabilité.
Certaines ont tenté de regagner le site sinistré, mais de nouveaux éboulements les ont contraintes à fuir à nouveau.
Pourtant, des études antérieures avaient déjà recommandé la délocalisation des habitants.
Héritier Mongane lance un appel aux autorités, aux organisations humanitaires et aux personnes de bonne volonté pour une assistance urgente.
Précisons que dans une alerte antérieure, Toussaint Mugaruka Bibentyo, géologue et enseignant à l’Université Officielle Catholique de Bukavu, avait déjà recommandé de déclarer ce site non viable, à cause de la persistance des mouvements de terrain, et préconisé la délocalisation des populations.
Lydie Nshobole

