Des incendies à répétition, le manque d’emploi et les difficultés financières seraient à la base des cas de pendaisons enregistrés ces derniers temps dans la ville de Bukavu.
C’est ce que pense Arsène Murhabazi, expert en santé mentale, au cours d’une interview nous accordée ce mardi 17 mars 2026.
Selon lui, le fait de ne pas travailler ou de manquer d’argent ne signifie pas pour autant que tout est fini.
Il souligne que de nombreuses personnes sont profondément traumatisées par la situation de guerre et ont parfois perdu le goût de la vie après avoir tout perdu, ce qui peut les conduire à des actes désespérés.
Cependant, l’expert appelle la population à faire preuve de résilience et à accepter la réalité telle qu’elle se présente.
A l’en croire,même sans emploi, il est toujours possible de continuer à vivre et à espérer.
« De nombreuses personnes sont profondément traumatisées par la situation de guerre et ont parfois perdu le goût de la vie après avoir tout perdu. Mais le fait de ne pas travailler ou de manquer d’argent ne signifie pas que tout est fini. Même dans ces moments difficiles, il est possible de continuer à vivre, à espérer et à reconstruire sa vie », explique Arsène Murhabazi, expert en santé mentale
Par ailleurs, il invite les autorités locales à organiser des séances de sensibilisation sur les traumatismes afin d’accompagner les personnes affectées et de leur faire comprendre qu’après la guerre, la vie continue.
Signalons qu’un nouveau cas a été rapporté lundi 16 Mars à Bukavu. Il s’agit d’une dame et mère d’enfants qui s’est suicidée.
Lydie Shobole

