Une femme répondant au nom de Dora Buhendwa, âgée d’environ 31 ans et mère de quatre enfants, s’est donné la mort par pendaison la nuit du dimanche 15 au lundi 16 mars 2026 vers 23 heures.
Le drame s’est produit sur l’avenue Biega 4, Mulengeza 2, dans le quartier Panzi, en commune d’banda, dans la ville de Bukavu.
Selon la coordination du sous-noyau de la société civile de Panzi, les circonstances ayant conduit à cet acte ignoble demeurent inconnues pour l’instant.
La société civile locale condamne cet acte malheureux et appelle la population à renforcer la solidarité, l’écoute et le soutien mutuel afin de prévenir de tels drames.
Elle rappelle également que les difficultés de la vie ne doivent pas conduire à des décisions irréversibles et invite les habitants à rester attentifs aux situations de détresse dans leur entourage.
Contacté, l’expert en Santé mentale Arsène Murhabazi estime que la recrudescence de ces cas de suicide serait justifiée par des incendies à répétition, le manque d’emploi et les difficultés financières
Selon lui, le fait de ne pas travailler ou de manquer d’argent ne signifie pas pour autant que tout est fini.
Il souligne que de nombreuses personnes sont profondément traumatisées par la situation de guerre et ont parfois perdu le goût de la vie après avoir tout perdu, ce qui peut les conduire à des actes désespérés.
Cependant, l’expert appelle la population à faire preuve de résilience et à accepter la réalité telle qu’elle se présente.
A l’en croire,même sans emploi, il est toujours possible de continuer à vivre et à espérer.
Par ailleurs, il invite les autorités locales à organiser des séances de sensibilisation sur les traumatismes afin d’accompagner les personnes affectées et de leur faire comprendre qu’après la guerre, la vie continue.
Il sied de rappeler que des cas de suicides deviennent de plus en plus préoccupants dans la ville de Bukavu en particulier et en province du Sud-Kivu en général.
Diane Lwende

