La société civile du groupement de Mudusa, dans le territoire de Kabare, appelle la population à ne pas céder à la panique face aux rumeurs circulant sur la disparition supposée d’organes génitaux.
Selon Français Mubalama, ces rumeurs sont infondées et ne reposent sur aucune preuve. La société civile condamne fermement toute forme de violence ou d’agression liée à ces allégations et encourage les habitants à rester calmes, à ne pas propager d’informations non vérifiées et à collaborer avec les autorités locales pour préserver la paix.
Plus loin, dans le territoire de Mwenga, la coordination territoriale de la société civile, à travers le bureau des inspecteurs des droits de l’homme de Mwenga et Kamituga, rappelle que ces accusations, souvent considérées comme relevant de la sorcellerie, entraînent parfois des actes de justice populaire contre des innocents.
L’inspecteur Wisoba Wakilongo Fiston précise que la sorcellerie n’est pas reconnue par la loi congolaise et que toute accusation sans preuve est punie par les articles 78 du code pénal et 160 de la loi 09/001 sur la protection de l’enfant.
Les autorités sont invitées à protéger les victimes et à faire respecter la loi, tandis que la population doit signaler tout acte de violence ou menace.
Plusieurs observateurs estiment que la propagation rapide de ces rumeurs reflète un déficit de sensibilisation et de confiance dans les institutions locales. Ils en appellent à une communication citoyenne renforcée et à l’encadrement communautaire pour prévenir les violences injustifiées.
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