La situation financière de plusieurs femmes pendant cette période de guerre en territoire de Mwenga reste à désirer.
La plupart d’entre elles, considérées désormais comme source des revenus dans des familles, éprouvent d’énormes difficultés pour subvenir à leurs propres besoins et ceux de leurs dépendants
La société civile locale qui nous livre cette information,cite le cas des femmes des villages Bigombe dans le groupement de Banakyungu ,Mazozo,kaseti,Tanda dans le groupement de Baligi en chefferie de Wamuzimu.
Ces dernières se sont pour la plupart lancées dans des activités minières afin de répondre à leurs obligations.
Le collectif pour l’émergence de la femme rurale « CERF » ASBL citée par la société civile,qui a visité ce lundi 02 février 2026 le site minier Biziwa de tanda Kaseti, groupement de Balighi, dresse un constat amer.
Pour Takubusoka RODA sa coordinatrice, les femmes qui sont dans ce site minier sont obligées de se livrer aux travaux lourds notamment le transport des bagages lourds ou alors livrer leur corps sexuellement en échange d’un travail difficilement payant.
Notre source estime que pour l’honneur de la femme, des mesures d’accompagnement axées sur la formation en métier comme la coupe et couture, la coiffure et la pâtisserie devraient être envisagées afin d’autonomiser ces femmes.
La société civile appelle les autorités compétentes et les partenaires à prendre à bas le corps cette situation avant que des conséquences désastreuses ne s’en suivent.
« La guerre a plongé les femmes de Mwenga dans une extrême précarité, les contraignant à l’exploitation minière, aux travaux pénibles et parfois à l’exploitation sexuelle, d’où l’urgence de mesures d’accompagnement et d’autonomisation », alerte la société civile locale
Notre source appelle par ailleurs à la réglementation du secteur minier dans ce territoire de la province du Sud-Kivu.
Pascal Boji

