Les organisations de défense des droits humains, membres de la société civile du Sud-Kivu, exigent que les auteurs des listes reprenant les noms des personnes assimilées aux collaborateurs ou membres du M23 et circulant dans les réseaux sociaux ,soient dénichées et et punies pour cet acte jugé infractionnel.
Cette demande est contenue dans une déclaration rendue publique à Bukavu,quelques jours après la publication de plusieurs listes dans les réseaux sociaux menaçant de s’attaquer aux personnes présumées être en collaboration avec le mouvement de l’AFC/M23, promettant même de les lyncher au cas où le M23 se retirerait des zones qu’il occupe.
Lesdites listes reprennent les noms de certains membres de la société civile,des journalistes, des religieux et d’autres personnalités du Sud-Kivu.
L’un d’eux, Jean-Morau Tubibu, coordonnateur du groupe Jérémie, précise que cet acte constitue une imputation dommageable et une infraction punie par le code pénal congolais.
Il ajoute qu’actuellement, ces personnes vivent dans la peur et l’angoisse,craignant pour leurs vies. Une attitude qui impacte négativement leur état sanitaire physique et psychologique, particulièrement.
C’est pourquoi, Jean-Morau Tubibu exhorte les autorités à diligenter une enquête sérieuse en vue de mettre la main sur les auteurs de ces différentes Listes.
Il plaide aussi pour la garantie d’une sécurité en faveur de ces personnes citées arbitrairement.
« La publication de ces listes constitue une imputation dommageable et une infraction punie par le code pénal congolais. Les personnes citées vivent aujourd’hui dans la peur et l’angoisse pour leur sécurité », déclare Jean-Morau Tubibu, coordonnateur du groupe Jérémie.
Notre source invite par ailleurs toutes les couches sociales du Sud-Kivu au vivre ensemble et à la cohésion sociale en cette période des conflits armés.
Pascal Boji

