La Journée mondiale de l’aide humanitaire passe sous silence en RDC : Ève Bazaiba sous le feu des critiques

Alors que la République démocratique du Congo traverse une période particulièrement difficile sur le plan humanitaire, la Journée mondiale de l’aide humanitaire, célébrée le 19 août 2026, semble être passée sous silence au niveau officiel.
Cette situation suscite des interrogations sur les priorités du ministère des Affaires sociales, de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale, dirigé par Ève Bazaiba.
Le ministère interpellé sur ses priorités
À l’occasion de cette journée consacrée à la reconnaissance du travail des acteurs humanitaires et à la sensibilisation aux crises qui touchent les populations vulnérables, une question mérite d’être posée : quelle place le gouvernement congolais accorde-t-il réellement à l’action humanitaire dans un contexte marqué par des déplacements massifs de populations et de graves besoins sociaux ?
La situation des Congolais vivant à Bujumbura, ainsi que celle des populations affectées à Uvira et dans d’autres zones confrontées aux conséquences de la crise, mérite notamment une attention particulière. Ces populations traversent des moments particulièrement difficiles et attendent des réponses concrètes des autorités compétentes.
L’absence de communication ou d’activité officielle clairement visible à cette occasion peut légitimement susciter des interrogations et de la déception au sein du secteur humanitaire.
Cette situation alimente également les critiques concernant la gestion du secteur.
Certains observateurs vont jusqu’à juger Ève Bazaiba incompétente dans la gestion de ce portefeuille, estimant qu’elle ne répond pas suffisamment aux attentes liées à ses fonctions et que son bilan reste insuffisant au regard de l’ampleur des défis humanitaires auxquels le pays est confronté.
Des priorités qui interrogent
Par ailleurs, la présence de la ministre au parquet dans le cadre de l’affaire impliquant l’activiste Bishop José Rachidy soulève également un débat sur les priorités de l’action publique.
Sans préjuger des responsabilités des uns et des autres dans cette affaire, certains observateurs estiment qu’une ministre d’État devrait avant tout consacrer son énergie aux urgences relevant de son portefeuille, particulièrement dans un pays confronté à une crise humanitaire majeure.
La question n’est donc pas de contester le droit de la ministre à répondre à une procédure judiciaire, mais de s’interroger sur la visibilité et l’efficacité de son action dans le domaine humanitaire.
Une question de responsabilité politique
Au-delà des personnes et des divergences politiques, le débat devrait rester centré sur l’essentiel : la protection des populations vulnérables, l’assistance aux personnes déplacées et la crédibilité de l’action gouvernementale.
Si les critiques concernant la gestion du secteur humanitaire se confirment et que la ministre n’est plus en mesure de répondre efficacement aux attentes liées à son portefeuille, la question de sa responsabilité politique mérite d’être posée.
Dans une démocratie, demander des comptes à un membre du gouvernement ne constitue pas une attaque personnelle.
C’est un exercice normal de contrôle citoyen.
La population congolaise attend des résultats, de la dignité et une véritable priorité accordée aux questions sociales et humanitaires.
Face à l’ampleur de la crise humanitaire en RDC, le silence n’est plus une réponse : les populations attendent des actes.
Claude KASHONGA
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