Economie

Kabare : tableau sombre de la situation socioéconomique de la population 11 mois après la fermeture du site minier de Lomera 

Onze (11) mois après la suspension des activités minières à Lomera, dans le territoire de Kabare, les conséquences socio-économiques se font de plus en plus sentir. 

Privée de l’une de ses principales sources de revenus, une partie de la population autochtone affirme être confrontée à la pauvreté, à la famine et à la multiplication des taxes, tandis que l’insécurité gagne du terrain dans le milieu.

Ces préoccupations ont été exprimées lors d’une rencontre entre l’administrateur du territoire de Kabare sous l’AFC/M23, Elie Rubabura Espoir, et les représentants de la notabilité de Luhihi-Lomera.

Au cours de cette rencontre, les participants ont dressé un tableau préoccupant de la situation socio-économique de la population depuis la fermeture du site minier de Lomera.

Selon les habitants, la suspension des activités minières a privé de nombreux creuseurs artisanaux et leurs familles de leur principale source de revenus.

Ils estiment que la fermeture prolongée du site a contribué à la montée de la criminalité dans la région.

Selon eux, le secteur minier permettait auparavant d’occuper un nombre important de personnes et de faire vivre de nombreuses familles.

Face à cette situation, la population de Luhihi appelle les autorités à trouver une solution urgente.

Elle demande notamment la reprise des activités minières dans la zone réservée à l’exploitation artisanale.

De son côté, l’administrateur du territoire de Kabare sous l’AFC/M23 a promis de transmettre à sa hiérarchie les différentes doléances exprimées par la population de Luhihi.

Pour rappel, les activités du site minier de Lomera avaient été suspendues le 9 septembre 2025 par les autorités, pour des raisons liées à la situation sécuritaire.

Depuis cette suspension, les populations qui dépendaient directement ou indirectement de l’exploitation minière affirment voir leurs conditions de vie se dégrader progressivement.

Onze mois plus tard, elles demandent aux autorités de prendre des mesures concrètes afin de leur permettre de retrouver leurs moyens de subsistance et de relancer leurs activités économiques.

Égide Sanzira

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